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Comment passer de startup à startup à succès ?

Si vous avez suivi nos conseils pour lancer votre startup et la développer, ça y est votre startup est une entreprise qui génère un joli chiffre d’affaire, embauche, gagne des parts de marché ! Bravo ! Vous avez alors deux options : continuer sur le mode startup et poursuivre cette croissance accélérée 🚀 ou devenir une PME prospère 🏝

En finir avec la course à la levée de fonds ?

Toutes les entreprises ne sont pas obligées de continuer sur un modèle startup. Si la croissance est bonne et qu’elle suffit à votre équilibre financier et vos besoins, vous pouvez continuer sur un modèle vertueux, qui se basera sur le bootstrapping : cela signifie simplement que vous allez autofinancer votre entreprise. Votre chiffre d’affaire suffira à financer les améliorations de votre produit et votre expansion, sans chercher une croissance exponentielle. Le bootstrapping est une bonne solution pour financer sa startup sur le long terme.

On parle aussi de croissance stable générée par la CAF de la startup (capacité d’autofinancement = Bénéfice + dotations aux amortissements) ou encore de croissance organique. La startup se mue alors peu à peu vers une entreprise traditionnelle qui pondère ses risques et sort du giron traditionnel du financement startups (Série A, Série B).

Comment devenir une pépite de la FrenchTech

Devenez une pépite

Pour ceux qui veulent conquérir le monde et devenir une pépite française, attention, il va falloir continuer à lever des fonds pour poursuivre le développement du produit, les recrutements, accélérer les méthodes d’acquisition clients déjà éprouvées, et se déployer dans d’autres pays. C’est le moment de faire une levée, souvent la première en capital risque pour les entrepreneurs. Vous n’allez pas contacter les mêmes acteurs que précédemment pour la love money ou l’amorçage. C’est le moment de rencontrer les VC’s auxquels peuvent se greffer d’autres investisseurs. En général, les startups à ce stade lèvent entre 100k€ et 1M€.

L’important est de bien se préparer. Pour cela, il faudra :

  • Un Business Plan, un pitch deck, un pitch sexy

Oui, un business plan ne sert à rien et, oui, il est peu probable qu’il se réalise. Alors pourquoi est-il si important ? À cause des hypothèses sous-jacentes qui le composent. Le BP montre votre compréhension du marché et la clarté de votre raisonnement. L’objectif est de rassurer par la crédibilité et la cohérence des hypothèses sous-jacentes.

Le Pitch deck est le support de présentation utilisé pour illustrer votre projet. Il est important dans la mesure où il doit vous permettre de décrocher un rendez-vous afin de pouvoir vendre votre projet de vive voix. Votre deck doit être: Simple, Clair, Cohérent, Crédible et Rassurant. Pour être sûr d’être percutant, votre présentation doit être sexy, il faut que cela soit vendeur et simple à appréhender pour l’interlocuteur. Gardez à l’esprit le but du deck : permettre à la personne qui le lit de pitcher votre startup à ses collègues. Car c’est ce messager qui vous permettra d’obtenir un rendez-vous.

Pitch

Quand à votre pitch oral, celui que vous devez pouvoir sortir en 30 secondes dans un ascenseur comme le veut la légende, il doit être facile à retenir. Comme pour le pitch deck, il faut que la personne qui entend votre pitch soit capable d’en restituer les points principaux quelques heures ou jours après. Donc soyez simple : Mon entreprise <<nom de la startup>> développe << définir l’offre >> pour aider <<définir la cible>> à <<définir le problème résolu>> grâce à <<votre super pouvoir>>.

  • Des KPIs à jour à la seconde et des clients ambassadeurs

Vous devez apporter à votre audience des preuves de votre potentiel et cela avec le plus de transparence possible. Présentez des KPIs à jour aussi récents que possibles pour ne pas donner l’impression de cacher des informations. L’important est de montrer aux investisseurs les KPI’s values et pas vos vanity metrics. Ces mesures permettront de mettre en avant le potentiel de la startup basé sur un prévisionnel solide. N’hésitez pas à vous appuyer sur des clients ambassadeurs qui donneront du crédit à votre offre.

  • Des perspectives de marché

Montrez que vous savez où vous allez : présentez des perspectives de marché. L’objectif est de prouver aux VCs qu’investir dans votre startup promet un ROI suffisamment sûr pour eux.

  • Un UX adapté

S’ils croient en votre projet, il y a de grandes chances pour que vos investisseurs se projettent facilement en tant que client. Assurez-vous donc de proposer un UX adapté et suffisamment élaboré pour pouvoir convaincre.

  • Une équipe qui tient la route

Une autre preuve de votre viabilité auprès des investisseurs est votre équipe. Il faut que son organisation soit claire et efficace : les compétences de chacun doivent se compléter et correspondre aux besoins de votre offre, afin de démontrer que vous savez gérer vos ressources humaines. Il faut montrer aux VCs que vous partez sur de bonnes bases dans l’optique d’élargir prochainement vos effectifs.

Il faudra surtout vous armer de patience : lever des fonds prend du temps. Il faut cibler de 20 à 40 investisseurs pour avancer concrètement avec 3 ou 4…

Patience

Une statistique récoltée auprès de grands fonds d’investissement indique qu’un deck est jugé en moins de 35 secondes par les fonds. C’est pourquoi l’entrepreneur doit se transformer en véritable commercial de son entreprise : networker, réseauter et partir à la rencontre des VC’s. L’idéal est d’avoir 9 mois de trésorerie devant soi pour se lancer dans le process. C’est aussi dans ces moments qu’il est capital de s’entourer et d’avoir une équipe prête et opérationnelle pour combler l’absence et le défocus du fondateur.

Se financer en Série A

Les séries A sont généralement le deuxième tour de table de bon nombre de startups. Elles concernent des levées dont les montants sont compris entre 1 et 5 millions d’euros. Elles se font auprès de Business Angels et de VC’s.

Comme pour les levées en seed, faites-vous aider par un avocat d’affaires qui connaît la levée de fonds et les clauses-utilisées, ainsi qu’un expert-comptable. Si vous levez plus d’1M€, vous pouvez faire appel à un leveur de fonds, qui se rémunère au succès avec une partie fixe. Choisissez-le bien. Il sera le véritable “co-producteur” de votre levée.

Croissance et expansion

Comment passer de startup à scale-up ?

Votre startup est bien développée, avec une forte croissance. Si vous êtes vigilants sur la manière dont vous dépensez l’argent gagné lors de la levée de fonds en série A et que vous continuez à performer. Vous allez pouvoir faire une nouvelle levée de fonds en série B.

C’est quoi être scalable ?

Continuer votre forte croissance suppose de savoir faire grandir rapidement votre modèle. Maintenant que vous avez levé des fonds, vous allez aussi devoir rendre des comptes à vos investisseurs. Voici tous les éléments avec lesquels il vous faudra alors jongler :

  • vos investisseurs qui vous demandent des comptes sur vos actions et vos résultats
  • votre trésorerie
  • l’automatisation et l’industrialisation : pour pouvoir “scale up”, une entreprise doit pouvoir gagner en productivité et en rapidité. Automatiser les process et industrialiser certaines parties de l’activité sont des étapes clé de l’évolution de la boîte.
  • une équipe à structurer : manager une équipe de moins de 10 personnes n’a rien à voir avec l’animation d’une équipe de 20-30-40 personnes, qui sont arrivées au fil de l’eau et n’ont pas la même implication dans le projet.

Se financer en Série B

Levée de fonds

Les acteur et les processus des Séries B sont similaires aux Séries A. De nouveaux fonds de capital-risque spécialisés dans des financements d’entreprises plus matures viendront s’ajouter aux précédents investisseurs. Les fonds levés sont généralement compris entre 2M€ et 10M€.
Il est ici important de suivre quelques règles afin de lever des fonds de manière efficace et rentable comme l’indique Julien Coulon, entrepreneur ayant initié des levée de fonds spectaculaires (30M€) qui lui ont permis par la suite de revendre sa startup à l’Américain Citrix.

Le premier conseil est de ne pas perdre de vue sa startup ni ses équipes lors de la période de recherche de financements qui doit être la plus courte possible. Plus cette période dure, plus il est probable d’observer un déséquilibre dans votre croissance dû au manque d’attention. Il est également important de choisir un fond adapté à ses objectifs tout en restant focus sur ceux-ci.

Ne pas hésiter à se munir d’un bon avocat pour réaliser sa term sheet et ce, dès que cela semble nécessaire. Par ailleurs, il faut que vous appreniez à penser comme un VCs, comprendre que votre offre doit lui apporter d’une façon ou d’une autre pour être attractive. Enfin, son dernier conseil à toujours retenir au cours de votre carrière est de ne jamais abandonner si vous voulez réussir.

Vendre sa startup

Vous allez maintenant arriver à un stade auquel votre rentabilité vous permet de vous questionner sur la vente potentielle de votre boîte. Cette dernière peut bien sûr se révéler bénéfique mais ne l’est pas toujours comme en témoigne un article paru dans La Tribune.

Cet article rend compte des témoignages de différents entrepreneurs.
Pour certains comme Pierre Guérin, cofondateur de Noova, le rachat est un moyen d’assurer la sécurité de l’entreprise ainsi que la pérennité des emplois. Pendant ses études, ce jeune entrepreneur a créé une plateforme d’e-commerce dédiée aux objets innovants conçus par des startups, et ne regrette aujourd’hui pas le rachat de sa startup par Brico Privé (dont les fondateurs sont investisseurs et mentors chez WeSprint) en 2017.

Pour Claudia Zimmer (investisseur et mentor chez WeSprint), qui a vendu sa startup Aquafadas au géant Rakuten, le bilan n’est pas aussi positif. La perte de contrôle sur l’entreprise ainsi que les obligations liées à la vente ont représentées un choc pour elle. C’est pourquoi elle conseille aux startups de “négocier au moment du rachat non seulement le montant de la transaction mais aussi les conditions de gouvernance et les investissements annuels pour votre société ».

En somme, une startup doit avant tout penser à sa rentabilité. Pour Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie, « la priorité d’une startup doit être de chercher des clients. Les médias focalisent souvent sur le montant des levées de fonds mais le plus important est de dégager un chiffre d’affaires ».

Réussir sa startup, et après ?

Et après ?

Vous avez suivi avec brio tous les conseils prodigués par WeSprint. Vous avez fait grandir votre startup qui n’en est plus une. Votre entreprise est désormais tellement successful qu’elle attire les grands groupes. Vous allez pouvoir revendre et atteindre votre objectif depuis le départ : après ces années de dur labeur, vous reposer sur une plage, tranquillement et profiter de votre succès. Jusqu’à ce que…vous ayez une nouvelle idée de boîte et que vous repreniez ce parcours depuis le début.
C’est tout le mal qu’on vous souhaite 😉

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