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Favoriser des trajets courts, utiliser des textiles recyclés, offrir une juste rémunération des différents intermédiaires ou encore choisir l’économie circulaire, autant d’initiatives que mettent en place de plus en plus d’entrepreneurs afin de limiter leur impact sur l’environnement et améliorer celui sur la société. C’est le cas de marques déjà bien connues comme Le Slip Français, Veja ou encore Faguo.

Avec des promesses variées, on les retrouve désormais dans les plus grands magasins de France. Mais l’écosystème des entreprises innovantes en la matière est (très) loin de s’arrêter à quelques marques. Nous avons voulu mettre en lumière ces entreprises qui travaillent pour une mode plus juste.

7 initiatives concrètes pour faire mieux avec moins

Moins puiser dans nos ressources :

Awake : Aperçue au poignet d’Emmanuel Macron, portant le modèle tricolore à l’occasion du G7 en août dernier, la marque Awake innove en créant des montres à base de matériaux durables et responsables (filets de pêche, bouteilles plastiques, acier 316L recyclable à l’infini). Même leur fonctionnement est écologique puisque ces montres n’ont besoin que de lumière pour tourner.

Montre Awake
Modèle en filets de pêche à l’occasion du G7 (Awake)

Chaussettes Orphelines : Créé par la styliste Márcia de Carvalho, le concept de Chaussettes Orphelines part d’un constat simple : 16 000 tonnes de chaussettes sont mises à la poubelle chaque année. C’est pourquoi cette entreprise française recycle vos chaussettes afin de créer de nouvelles bobines de fils et d’en faire de nouvelles chaussettes mais aussi des vêtements et accessoires. Chaussettes Orphelines oeuvre en plus de cela pour l’inclusion sociale en employant des personnes en réinsertion professionnelle dans son atelier parisien.

Chaussettes orphelines
Lot de chaussettes recyclées – Chaussettes Orphelines

Hopaal : Disponible en ligne et dans sa boutique de Biarritz depuis quelques mois, cette marque ne produit qu’à la commande des produits à partir de chutes de tissus, bouteilles plastiques ou filets de pêche recyclés. Le résultat : un choix d’habits variés par une marque dynamique qui nous réserve encore des surprises à en croire son “projet secret” qui sera révélé au début de l’année.

Hopaal
Vestes et bonnets Hopaal

Babyclo : Les bébés grandissent si vite que louer leurs vêtements pendant les premiers mois est une solution à la fois économique et écologique; et si ces vêtements peuvent être bio, c’est encore mieux. C’est ce que propose Babyclo, une startup lancée dans le nord de la France, vous n’avez plus qu’à choisir un forfait et disposez de jusqu’à 25 vêtements par mois à échanger en fonction de vos envies.

Babyclo
Habits pour bébés – Babyclo

Mieux redistribuer :

Maibujé : Ce e-shop multimarque français, de mode africaine responsable, s’est donné pour mission de valoriser les talents et les richesses africaines. Comment ? En créant des emplois, préservant l’artisanat local et l’éducation des jeunes. C’est ainsi que Maibujé sélectionne des marques et initiatives donnant du sens et s’engageant auprès de l’Afrique et pour un monde plus éthique.

Maibujé
Articles disponibles sur Maibujé

Mieux informer :

WeDressFair : WeDressFair est une plateforme proposant seulement des marques d’habillement qui respectent les conditions de travail de leurs employés, l’environnement, et qui sont dans une démarche de transparence et d’amélioration constante. De quoi aider ceux qui aimeraient acheter plus responsable mais ne savent pas où de trouver leur bonheur.

Wedressfair
Articles à retrouver sur Wedressfair

Clear Fashion : Lancée en septembre, l’application que certains appelle le Yuka de la mode permet, comme son homologue alimentaire et cosmétique d’obtenir rapidement la “note” d’une marque d’habits. La notation, sur 100, se base sur 4 critères : humains, santé, environnement, et animaux. Il est également possible d’analyser la composition des vêtements. L’application entend bien enrichir de plus en plus sa banque de données pour fournir les informations les plus complètes possibles et permettre la transparence des marques.

Scan Clear Fashion
App de scan Clear Fashion

Un monde où la fast fashion règne en maître

Aujourd’hui, l’industrie de la mode est dominé par un modèle économique dit fast fashion, qui repose sur le renouvellement extrêmement rapide de lignes de prêt-à-porter, proposées à prix bas en s’inspirant des modèles des marques de haute couture. La consommation est ainsi incitée par une rotation quasi permanente rendant les tendances obsolètes d’une saison à l’autre, comme le montre Zara qui propose pas moins de 24 collections différentes chaque année, bien loin des deux traditionnelles…

Le problème de ce modèle est qu’il a de nombreuses répercussions néfastes non seulement sur l’environnement mais aussi d’un point de vue social.

Concernant l’environnement, la multiplication des collections entraîne à la fois une surconsommation de vêtements, une augmentation du transport de marchandises et du nombre d’emballages, mais elle entraînement aussi un raccourcissement du cycle de vie des habits qui deviennent plus éphémères, voués à être jetés (puis remplacés) rapidement.
A tel point que les habitants Nord-Américains achèteraient en moyenne 16 kg de vêtements par an (contre 12,6 kg pour un européen) selon Greenpeace.
Toujours concernant l’environnement, la surproduction, comparée à la demande “nécessaire”, force les marques à rivaliser au niveau des prix en utilisant de la main d’oeuvre éloignée favorisant les circuit longs, et à utiliser des produits et textiles aux impacts sur la santé et l’environnement plus que douteux.

C’est pourquoi la mode représente l’une des industries les plus polluantes du monde avec une consommation en pétrole en constante augmentation notamment pour la fabrication du polyester. Autre exemple, le jean qui nécessite pas moins de 7500 litres d’eau par pièce, soit l’équivalent de ce que boit un être humain en 7 ans selon un rapport des Nations unies.

Enfin, sur un plan social, l’emploi d’une main d’oeuvre peu coûteuse dans des pays tels la Chine et le Bangladesh, dans des conditions de travail très éloignées de standards européens, alimentent la volonté de se tourner vers une nouvelle forme d’économie pour une mode plus juste et moins polluante.

Revenir à une mode responsable, la slow fashion

Des initiatives ont récemment vu le jour, destinées à inciter une impulsion verte du côté des entreprises. C’est le cas du « Fashion Pact » (pacte de la mode), présenté en août dernier par François-Henri Pinault (Kiering) à Biarritz aux dirigeants du G7.

Le pacte a été signé par quelques 32 entreprises du textile, représentant à elles seules environ 150 marques, allant de Nike et Adidas à Chanel et Hermès, en passant par H&M et le groupe Inditex. L’objectif est d’atteindre zéro émission nette de dioxyde de carbone d’ici à 2050 et de passer à 100 % d’énergies renouvelables sur toute la chaîne d’approvisionnement d’ici à 2030 ce qui représente une date plutôt lointaine…

Fashion Pact
Fashion Pact G7

EN 2016, la France a signé la loi “Rana Plaza”, suite à l’effondrement de l’immeuble éponyme au Bangladesh, causant la mort de plus d’un milliers d’ouvriers du textile. Cette loi visant seulement 150 à 200 entreprises françaises, a pour objectif d’obliger à la vigilance de celles-ci concernant les conditions de sous-traitance et d’approvisionnement à l’étranger.
Plus récemment, l’association Paris Good Fashion, qui ambitionne de faire de Paris la capitale de la mode éco-responsable d’ici les Jeux Olympiques 2024 a été lancée. Soutenu par la ville de Paris et des acteurs tels que l’Institut Français de la Mode, la Fédération de la Haute couture et de la Mode ou encore les Galeries Lafayette, le projet a pour but d’arriver à impulser une mode plus vertueuse.
Enfin, en ce mois de novembre, mois de l’économie sociale et solidaire, expositions, remises de prix et autres initiatives ont été prises afin de mettre en lumière des projets voulant faire changer les choses.

Aider les entreprises à se financer

Chez WeSprint , en tant qu’accélérateur, nous pensons que les entrepreneurs de demain, sont ceux qui souhaitent répondre aux grands enjeux environnementaux et sociaux. C’est pourquoi nous avons déjà accompagné des startups à impact telles que Urgences Chrono, Comptoirs des jardins etc…

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WeSprint propose une aide oppérationnelle et stratégique couplée à un financement (entre 25k€ et 100k€ contre une participation au capital) pour aider les startups et jeunes entreprises à se lancer. En nous appuyant sur notre réseau de business angels et sur des partenariats avec des plateformes comme Angelsquare, nous pouvons également syndiquer d’autres investisseurs jusqu’à 1M€.

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