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Au mois de décembre, WeSprint a organisé un atelier mastermind animé par Céline Baysselier, co-fondatrice du club du leadership. Cette initiation était l’occasion pour le groupe composé de managers et entrepreneurs de découvrir cette méthode permettant d’utiliser l’intelligence collective pour avancer plus vite sur une problématique. 

Comment transformer son business model et accélérer sa réussite ? 

C’est la question que se pose au quotidien des entrepreneurs, dirigeants et chefs de projets. Notamment utilisé dans les cercles d’entrepreneurs, le Mastermind est un outil d’accompagnement collectif qui s’appuie sur l’intelligence collective.

Dans nos organisations, la complexité actuelle nous pousse à être toujours plus créatifs et innovants et à fonctionner de façon encore plus collective et collaborative. Le Mastermind répond de façon simple et pertinente à cette exigence, en mettant l’intelligence d’un collectif au service des projets individuels.

Sur la base de l’outil Mastermind venu des États-Unis, et combiné à l’intelligence émotionnelle, cet outil procure aux projets professionnels une puissance de réflexion, de décision et de mise en action.

Céline Baysselier, facilitatrice du workshop de décembre, définit ainsi le mastermind:

“Un mastermind est un processus qui permet de traiter une problématique ou un sujet, et par la force du collectif, de pouvoir gagner dans la durée en accélérant la prise de décision et de conscience. En revisitant son sujet avec des angles de vues différents, on démultiplie les perspectives.”

Cet atelier permet à chacun d’explorer à la fois sa problématique personnelle mais aussi l’intelligence collective. Plusieurs participants ont par la suite donné leurs avis sur cet exercice : Antoine Breger, co-fondateur de InzPocket, Stanislas Giraud, CEO de My Sport Session et  Kévin Coulm, CEO de DromFit.

 

Qu’est ce qui vous a donné envie de participer à l’atelier ? 

Stanislas : J’en avais entendu parlé, on m’a dit qu’il fallait que j’essaye, que cela me permettrait d’être confronté à des gens dans la même dynamique que moi et de faire bosser l’intelligence collective. Ce qui a été le cas et c’est vraiment ça qui fait la différence. En plus du fait de pouvoir partager sa problématique avec des gens de différents horizons.

Kévin: Je n’en avais jamais entendu parlé mais je suis ouvert et curieux. Généralement j’aime bien les évènements WeSprint, tout ce qui est autour de la réflexion et qui propose de faire les choses différemment.

Antoine: J’avais déjà fait du mind mapping mais jamais de lead mastermind. J’ai testé.

 

Quelle problématique avez-vous proposé au groupe ?

Stanislas: Comment générer des utilisateurs sur ma solution (MySportSession) de manière pérenne. Ma problématique a été choisie par le groupe donc on a pu l’étudier au cours de l’atelier. 

Kevin : J’avais proposé : comment limiter les erreurs de recrutement. Ma problématique n’a pas été choisie mais j’avais voté pour celle sélectionnée car le sujet était classique mais intéressant. Au final, peu importe si la problématique ne me concernait pas directement, j’y ai quand même trouvé des réponses à certaines de mes interrogations.

Antoine : J’avais une question du type “vaut-il mieux aller vite sur un marché avec une offre incomplète ou prendre son temps et arriver avec quelque chose de plus fini”. 

 

Qu’avez-vous pensé de l’atelier ? Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Stanislas : La méthodologie est bien faite car elle peut s’appliquer à toutes les problématiques. Ce qui m’a plu, c’est que pendant une heure, on a tous réfléchi à mon problème. Ça m’a permis de prendre le temps de me focaliser sur ma question, d’alimenter ma réflexion grâce aux personnes présentes et de me poser de nouvelles questions. 

J’aurais juste voulu pouvoir creuser plus car je n’ai pas pu répondre à toutes les questions qui m’ont été posées – comme le veut la méthode. Je repars avec plein de questions. D’un autre côté, si on avait passé plus de temps sur ma problématique, je pense que cela n’aurait pas forcément intéressé tout le monde. Je pense que les autre personnes restent un peu sur leur fin également car même s’ils ont apprécié de participer, ils aurait sûrement voulu qu’on aborde leurs problématiques. En tout cas moi, j’ai ressenti le besoin de donner en retour car tout le monde m’a vraiment aidé. L’idéal serait de pouvoir échanger avec les participants à la suite de l’atelier.

Kévin : L’atelier en lui même était très intéressant et m’a beaucoup apporté. Pour ce qui est de la méthode, je compte la réutiliser à plusieurs reprises au sein de mon entreprise, DromFit. J’ai même refait un atelier dans la semaine qui a suivi avec mes équipes.

Antoine : Le principe est très intéressant. À un moment, la personne dont la problématique est sélectionnée, ne doit pas intervenir, simplement écouter les remarques ou question : cette véritable écoute facilite les échanges. Pas de “oui mais”, de perte de temps : on va droit au but. C’est efficace mais j’aurais aimé que cette étape soit suivie d’une discussion plus libre.

Notre groupe était composé d’une dizaine d’inconnus avec des compétences et affinités différentes. Si l’on refaisait l’exercice en entreprise, avec un groupe qui connaît déjà le contexte, cela pourrait être encore plus productif.

L’atelier en soit n’a pas fait émerger de questions que je ne m’étais jamais posées. Cela ne m’a pas apporté directement sur le projet sur lequel je travaille actuellement mais plutôt personnellement. Je pense m’inspirer dans le futur de cette méthode dans le cadre professionnel. Pour la problématique sélectionnée, cela fait émerger des questions de personnes au regard étranger, avec un flux de questions bonnes ou moins bonnes.

 

Allez-vous continuer à utiliser cette méthode ? Voire l’intégrer à vos pratiques de travail ?

Stan : 

Je suis parti en me disant qu’il faudra un jour que je revienne sur les questions qu’on m’a posées. 

L’atelier serait à refaire,  sous différents formats même. Cela m’intéresserait de le faire au sein d’une équipe car c’est une sorte de brainstorming intéressant. Il ne faut juste pas en abuser car cela pourrait s’essouffler mais ce serait l’occasion d’en faire une sorte de mini événement social en fin de journée suivi d’une période d’échange.

Kévin : 

Les questions soulevées m’ont permis de me rappeler de certaines choses auxquelles je ne faisais plus attention ou que j’avais oubliées. Même si les sujets ne touchent pas directement  à ma problématique personnelle, cela permet une réflexion globale. On rapporte forcément les questions posées à l’entrepreneur à nous-mêmes, à sa propre problématique et ça permet de la travailler dans tous les cas.

J’ai déjà réutilisée la méthode dans mon entreprise. L’exercice a été très apprécié et nous a beaucoup servi. J’ai pris le rôle du facilitateur à mon tour en essayant de retransmettre ce que j’avais retenu et à l’aide de la présentation qu’on nous a laissée.

J’ai pu voir la différence entre pratiquer le Mastermind avec un groupe de personnes connaissant le contexte et des personnes extérieures, comme lors de l’atelier. Les deux formats sont intéressants car même s’il n’y a pas d’historique avec des “inconnus”, cela leur permet de dire des choses sans retenue, sans prendre en compte les différentes relations et envies.

Antoine : 

C’était hyper intéressant et je pense que ça serait complètement possible de l’utiliser en entreprise pour travailler sur un projet en particulier. Après nous ne sommes que deux chez InzPocket qui est en pleine création. À voir pour plus tard.