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Julien Coulon a levé 22,8 M€ en 3 semaines et revendu sa startup 130 M€. Il nous délivre ses 7 secrets pour une levée de fonds réussie.

La levée de fonds, quand elle est nécessaire, est un moment crucial dans la vie d’une startup. Lever des fonds signifie que l’on fait entrer des investisseurs afin de financer le développement de l’entreprise. Dans l’univers startup, où l’hypercroissance est la règle, la levée de fonds est clé : l’argent levé permet de rapidement grandir. Lever n’est pas sans risques ni contrepartie. Il est donc utile de savoir à quoi s’en tenir avant de se lancer. Et qui de mieux placé qu’un entrepreneur qui est passé par là pour nous parler des pièges à éviter ? Nous avons donc interrogé Julien Coulon, fondateur d’une des pépites françaises, pour nous donner son retour d’expérience.

Comment réussir sa levée de fonds

Julien Coulon

Julien Coulon est un entrepreneur français à succès de 44 ans, il est aujourd’hui le directeur général de Crédit Mutuel CIC Innovation. En 2009, il a co-fondé Cedexis, un service permettant aux entreprises d’accélérer le temps de chargement des pages web. Parmi leurs clients, des géants de l’industrie comme Google, Facebook, Twitter, ou encore Samsung. Avec 9 bureaux en Europe, en Asie & aux USA, et un chiffre d’affaires s’élevant à 12 M€ en 2017, la startup comptait 70 employés et a été revendue à l’américain Citrix pour 130 M€.

Mais alors comment Julien Coulon a t-il réussi ce coup de maître ? Quels sont ses précieux conseils pour réussir avec brio une levée de fonds ?

1) Stay focus

Durant toute la période de levée, on est défocalisé de son business. Il faut donc aller vite et bien, pour pouvoir se concentrer à nouveau rapidement sur le coeur de son activité. Julien Coulon, lui, a levé 22,8 M€ en 3 semaines.

En effet, en se défocalisant de son business pour se concentrer sur la levée de fonds, l’entrepreneur prend le risque de perdre du chiffre d’affaires. Les VCs peuvent alors s’en servir pour baisser la valorisation de l’entreprise ou pour changer des termes du contrat. Il est donc impératif de ne pas perdre de temps inutilement à ce moment-là. La vitesse est clé.

2) Soyez sûrs d’avoir un bon fonds

Il existe une multitude de fonds différents, répartis en plusieurs sous-groupes tels que les Vanilla VCs, Seed Specialists, Hard tech VCs… il vous revient de bien cibler ceux qui vous intéresse car vouloir tous les toucher à la fois serait une erreur et une perte de temps. (ndlr: nous vous invitons à consulter la liste non exhaustive des VCs investissant en France établie par Serena Capital)

Les critères de sélection de votre fonds dépendront de la tournure que vous voulez donner à la vie de votre entreprise. Si vous voulez revendre rapidement, optez pour un VC growth. Leur but : faire de la croissance, qu’importe si vous jetez des millions à la poubelle.

Si au contraire vous voulez travailler sur la durée, penchez-vous du côté des corporate et des banques qui sont plus souples. Leur système d’investissement est plus long et ils savent que le marché peut fluctuer selon les mois de l’année, contrairement aux growth qui veulent sans cesse du rendement.
La Société Générale, le Crédit Mutuel et le CIC sont des banques intéressantes pour lever des fonds.

3) Un bon avocat pour votre term sheet

Lorsque l’on est pas spécialiste, une term sheet est un document extrêmement difficile à déchiffrer. Dès que votre SAS est valorisée entre 80 et 150 fois le MRR (monthly recurring revenue), c’est le parfait moment pour lancer une term sheet. N’attendez pas d’avoir signé votre term sheet pour faire appel à un avocat, il sera déjà trop tard !

4) Pensez comme un VC

Julien Coulon raconte : “Un fonds m’a raconté suivre la règle des 2, 2, 2 : si en mettant 2 fois plus de temps, en dépensant 2 fois plus, et en ramenant 2 fois moins d’argent, la boite est toujours vivante (…), je finance.”

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Pour comprendre comment un VC investit, il faut faire preuve d’empathie et se mettre à sa place. Tandis que les entrepreneurs réfléchissent en euros, les VC, eux, pensent en pourcentage. Généralement, ils souhaitent détenir entre 20 et 30 % du montant de la société.

5) Restez focus sur votre objectif

Pour une levée de fonds réussie, il ne faut pas perdre de vue ses objectifs. Ne faites pas de pivot pendant cette période. Gardez en tête votre objectif : lever avec votre service initial.

6) La valeur des équipes

S’il y a une chose primordiale à ne surtout pas négliger, ce sont vos équipes. Vous ne serez pas où vous en êtes aujourd’hui sans leur aide. Il faut qu’elles s’épanouissent et qu’elles n’hésitent pas à vous faire signe en cas de doute sur une décision. Aussi, faites preuve de transparence et partagez votre vécu d’entrepreneur !

7) Never give up

Une boîte qui réussit est une boîte qui ne lâche rien, jamais. N’oubliez pas, il ne faut pas juste travailler sans relâche, il faut aussi prendre du plaisir dans ce que vous accomplissez.

Suivre ces conseils devrait vous aider dans votre levée de fonds. WeSprint accompagne aussi les startups durant cette période alors n’hésitez pas à faire appel à nous.
Et vous, avez-vous déjà tenté une levée de fonds ? quels sont vos conseils ?

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