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« Tu bootstrappes ? ». Si vous avez déjà participé à un événement startup, vous avez forcément déjà entendu ce mot ! Bootstrapper, bootstrapping, bootstrappe… autant de déclinaisons pour ce terme anglophone qui signifie autofinancer sa startup. Nous avions évoqué précédemment, comment une startup peut s’en sortir sans fonds propres. Dans cet article, nous vous expliquons les fondamentaux du bootstrapping accompagnés de quelques conseils avisés de notre spécialiste Philippe Marty.

Le bootstrapping pour lancer sa startup quand on n'a pas d'argent

Startup : c’est quoi le bootstrapping ?

Ce mot, utilisé tous azimuts par la communauté startup, est essentiel pour le bon développement d’une startup. Il signifie simplement autofinancer sa startup et avancer par ses propres moyens. Il s’agit donc de financer l’intégralité de son développement et de sa croissance avec les fonds de l’entreprise et le chiffre d’affaires.

Pour s’autofinancer, il existe donc plusieurs solutions :

  • Vos clients : ils achètent votre produit ou service et le chiffre d’affaires permet de financer le développement et la croissance.
  • Les apports de départ : plus les apports dans l’entreprise sont importants, plus la société pourra s’offrir du temps pour se développer.
  • Les financements non dilutifs : ils englobent les bourses BPI, les aides régionales, etc.

Les prêts bancaires peuvent également servir dans le cadre d’une stratégie de bootstapping, mais ce type de financement reste malgré tout considéré comme de la dette puisque l’entreprise devra rembourser les échéances tôt ou tard.

Les raisons du bootstrapping peuvent être multiples :

  • Obtenir une preuve de son concept / Proof Of Concept (POC)
  • Rassurer ses partenaires financiers
  • Le manque de moyen pour obtenir de l’equity immédiatement

Quelles sont les phases du bootstrapping ?

Le bootstrapping s’articule autour de 4 grands principes qui se répètent à l’infini. En effet, ce modèle est à appliquer à chaque sortie d’un nouveau produit ou service.

Les 4 phases du bootstrapping pour les startups

Start : Quel est mon élément différenciant pour lancer mon activité ?

Validate : Valider mon produit/service par le marché avec un MVP (Minimum Viable Product)

Optimize : Comment puis-je optimiser mon produit/service ?

Scale : Comment puis-je vendre un maximum de produits/services ?

Le bootstrapping peut d’ailleurs se suffire à lui-même ! Certaines startups ne lèvent jamais de fonds pour financer leur croissance, mais il y a cependant des priorités pour réduire « le burn » (l’argent qui est dépensé chaque mois).

  • Avoir accès à des ressources gratuites externes ou les indemnités chômage pour éviter de sortir des salaires.
  • Faire entrer des personnes de confiance au capital.
  • Les financements externes (BPI, Crealia …)

Le bootstrapping pour tous ?

Techniquement, oui ! Toutes les startups peuvent bootstrapper, mais dans certains secteurs d’activité, il sera difficile d’avancer avec cette stratégie sur le long terme. Notamment pour les entreprises où la phase de R&D est longue et coûteuse, comme les medtech et biotech. Dans ces secteurs d’activités, l’achat du client qui permet de financer la croissance ne vient que très tardivement… ce qui rend le bootstrapping difficile. Mis à part pour ces cas particuliers, le bootstrapping doit être la première étape dans la création d’une startup.

La tendance « levée de fonds » pénalise-t-elle le bootstrapping ?

Les médias startups et les médias traditionnels relaient énormément les annonces de levées de fonds des startups dans le monde. Cette tendance pourrait-elle à terme pousser les entrepreneurs à aller lever des fonds sans même chercher à bootstrapper ?

Notre expert en finance, Philippe Marty est clair sur le sujet

« il est presque impossible de lever des fonds sans avoir bootstrappé auparavant. Et la raison est simple : les investisseurs veulent avoir des preuves concrètes de rentabilité lorsqu’ils investissent dans une startup. De plus, les startups qui lèvent énormément sont des startups qui ont généralement bootstrappé avant.  La levée de fonds reste cependant un bon moyen pour aller plus vite dans son développement et surtout pour investir dans sa croissance. »

Le bootstrapping permet-il de rester maître de son entreprise ?

Absolument ! Le bootstrapping signifie surtout que les entrepreneurs resteront seuls aux commandes de l’entreprise. Dès lors que le bootstrapping n’est pas suffisant pour faire croître son entreprise, il faudra trouver des investisseurs et ces derniers entreront forcément au capital de l’entreprise. Les investisseurs qui entrent dans le processus de décision peuvent aller à l’opposé de la vision des entrepreneurs. Une situation extrêmement difficile lorsqu’on crée sans entreprise.

Mais dans certains cas, être entourés de professionnels du business est très positif pour le développement de sa startup ! Il est donc possible d’avoir un board de conseillers sans qu’ils aient un rôle dans la gouvernance de l’entreprise.

WeSprint vous accompagne dans le développement de votre startup

Philippe Marty explique le rôle de l’accélération proposée par WeSprint dans la phase de bootstrapping :

« On intervient lorsque les sociétés sont en train de bootstrapper et on les aide à obtenir de la traction, à éprouver le modèle et à commercialiser le produit. Généralement, après cette accélération et lorsque tous les indicateurs sont au vert, c’est le moment où les startups lèvent des fonds pour surfer sur cette dynamique. »

Un dernier conseil pour les entrepreneurs ?

« Il faut toujours commencer par le bootstrapping lorsqu’on lance un business, mais il faut malgré tout anticiper la levée de fonds. L’accélération peut être plus longue lorsqu’on bootstrappe, alors il faut parfois laisser un pourcentage de son capital pour aller plus vite. »

Kevin.d
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