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En France, les startups ont le vent en poupe ! En effet, chaque année, leur nombre est ainsi en croissance. Autour d’elles, il existe un véritable écosystème où il est parfois difficile d’appréhender le rôle de chacun des acteurs. Incubateur, accélérateur, cluster… Ces mots vous sont familiers mais connaissez-vous réellement leur signification ? Voici les spécificités de deux modèles d’accompagnement différents mais tout aussi complémentaires.

Startup qui ne sait pas choisir entre accélérateur ou incubateur

L’incubateur, un bon tuteur pour les jeunes pousses

Les incubateurs sont des structures d’accompagnement et d’aide à la création d’entreprises. Ils les accueillent pendant plusieurs années, en fournissant un environnement protecteur et stimulant afin d’aider ces dernières à se développer. Par ailleurs, ils agissent souvent en amont de la création de l’entreprise, et fonctionnent comme un laboratoire d’idées, permettent aux dirigeants de formaliser leur idée, créer un business plan et un business modèle viable autour de leur produit ou service. La plupart des incubateurs fournissent des locaux individuels ou mutualisés afin d’aider l’entreprise à se lancer à moindre coût.

Les subventions prévues

Ces organismes à but non lucratifs sont majoritairement à l’initiative de l’Etat et bénéficient de subventions régionales et européennes. Effectivement, ils fournissent un panel d’aides pour l’entreprise via l’intervention d’experts locaux, la mise en relation auprès de partenaires, d’éventuels premiers clients, et peuvent aider l’entreprise à trouver un capital d’amorçage.

L’accélérateur, pour transformer les diamants bruts

Les accélérateurs sont particulièrement destinés aux startups, des entreprises au profil atypique avec des forts potentiels de croissance. Elles sont souvent minoritaires dans le “deal flow” des incubateurs qui ont une mission d’intérêt public et doivent accompagner de façon équitable tous les porteurs de projets.

Comment fonctionne un accélérateur de Startup ?

Comment fonctionne un accélérateur ?

Les programmes d’accélération correspondent à un accompagnement de 4 à 12 mois, ils sont majoritairement élaborés à l’initiative d’entrepreneurs et d’entreprises privées. La nature de leur financement diffère de celle des incubateurs. Au capital des accélérateurs on retrouve principalement des investisseurs privés, des business angels, des experts métier et des chefs d’entreprise. Concrètement, l’accélération est une aide qui peut porter sur des aspects techniques, marketing, financiers(…). Celle-ci est compensée par une prise de participation de l’accélérateur dans la startup accélérée.

Les accélérateurs accompagnent principalement des entreprises dans leur phase d’expansion grâce à des séances de coaching, des rencontres avec de nombreux spécialistes (Avocats, Directeurs Marketing, CEO, Growth Hacker, CTO, Business développeurs..). Ainsi, le recrutement de nouveaux collaborateurs qualifiés peut également faire partie des thématiques adressées. La plupart des participants à ce type de programmes ont pour particularité de s’être bien développés et rapidement, d’avoir un début de chiffre d’affaires et d’envisager un recours au financement pour doper leur croissance. À moyen terme, les accélérateurs revendent leurs prises de participations pour obtenir un retour sur investissement.

OK, donc lequel dois-je choisir ?

Il n’est pas forcément nécessaire de choisir entre incubateur ou accélérateur !
Ces deux structures ont pour vocation l’accompagnement d’entreprises innovantes. Leurs business models et les services qu’ils proposent sont toutefois très différents.

Les incubateurs sont des structures publiques pour la plupart, ils sont nés de l’appel à projet réalisé par le ministère chargé de la recherche et le ministère de l’économie, de l’industrie et des finances en 1999/2000. Ils ont en ligne de mire une aide d’accompagnement qui s’échelonne sur plusieurs années. Leur modèle économique est ainsi, par nature, non viable / à perte, et leur objectif  principal reste de créer & maintenir de l’emploi sur le territoire.

À contrario, les accélérateurs, fournissent un service beaucoup plus dense sur une période courte pouvant aller jusqu’à 6 mois. Ils sont souvent nés de l’initiative d’entrepreneurs qui ont revendu une ou plusieurs entreprises. Ils souhaitent ainsi faire bénéficier de leur expérience, voire financer des startups. Leur mode de fonctionnement et leur structuration est plus proche des fonds d’investissements, ils constituent en effet un “portefeuille de startups” composé de plusieurs prises de participation. Ce sont des entreprises privées qui doivent avoir un modèle économique viable, et qui attendent un retour sur investissement. L’accélérateur doit à moyen terme réaliser des bénéfices grâce aux startups dans lesquelles il a pris des participations, d’où une sélectivité accrue.

Kevin.d
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